L'impôt
sur
le
revenu
L'impôt
de
solidarité
sur
la
fortune
L'impôt
sur
les
plus-values
L'impôt
sur
les
dividendes
Le
bouclier
fiscal
L'impôt sur le revenu concerne uniquement les personnes physiques.
Tous les revenus perçus dans le courant de l'année 2008 de chaque personne composant le foyer fiscal sont cumulés, déclarés et récapitulés dans les déclarations de revenus Cerfa n° 2042 et 2042 C.
Certains de ces revenus sont taxés forfaitairement (par exemple les plus-values mobilières), pour les autres le barème progressif par tranche, détaillé ci-après, s’applique.
La loi de Finances 2009 relève les tranches de barème d'imposition des revenus 2007 de 2.9 % suivant la hausse moyenne estimée des prix hors tabac pour 2008.
Barème de l'impôt sur les revenus de 2007
| Tranches de revenus par part |
Taux |
Calcul de l'impôt |
_ jusqu'à 5 852 € |
Revenus non soumis à l'impôt sur le revenu |
_ de _5 853 € _à _11 673 € |
5,5 % |
(R x 0,055) .- .(321,86 x N) |
_ de 11 674 € _à _25 926 € |
14 % |
(R x 0,14) - (1 314,07 x N) |
_ de 25 927 € _à _69 505 € |
30 % |
(R x 0,30) - (5 462,23 x N) |
_ au-delà de 69 505 € |
40 % |
(R x 0,40) - (12 412,73 x N) |
R représente le revenu imposable, N le nombre de parts
Ce barème, en lecture directe, ne prend pas en compte le plafonnement des effets du quotient familial et la décote réservée aux personnes aux revenus les plus modestes.
Suivant la nature des différents revenus perçus, des prélèvements sociaux (CSG + CRDS + Contribution additionnelle) de 12.1 % sont dus en sus.
Le fait qu’un enfant mineur célibataire dispose de ressources personnelles ne prive pas ses parents du droit de le compter à charge.
Dans ce cas, les parents doivent ajouter, à leurs revenus déclarés, les revenus de leur enfant.
Les parents peuvent néanmoins demander son imposition distincte.
L'abattement sur le revenu imposable accordé aux parents rattachant à leur foyer fiscal des enfants mariés, liés par un PACS ou chargés de famille est porté à 5 729 €.
La limite de déduction des pensions alimentaires versées aux enfants majeurs est relevée à 5 729 €.
Une réduction d'impôt de 20 € est réservée aux contribuables qui déclarent leurs revenus par Internet pour la première fois.
Une stratégie patrimoniale pertinente doit prendre en compte, sur de nombreuses années, l’évolution prévisible des revenus du foyer ainsi que l’évolution de leur mode d’imposition.
HAUT
DE
PAGE
L'impôt
de
solidarité
sur
la
fortune
L'impôt de solidarité sur la fortune ou ISF est un impôt sur le patrimoine des particuliers.
Il est dû par ceux dont le patrimoine imposable excède un seuil d’imposition, fixé pour 2009 à 790 000 € :
- La résidence principale bénéficie d'un abattement forfaitaire de 30 %,
- Les biens détenus en usufruit doivent être déclarés en valeur pleine propriété.
Les conditions d’assujettissement à l’ISF s’apprécient, tant pour la situation du contribuable lui-même que pour la consistance et la valeur de son patrimoine, au 1er janvier de chaque année.
Sa déclaration doit être remise ou adressée à la recette des impôts du domicile (au 1er janvier de l’année d’imposition), au plus tard le 15 juin, accompagnée du paiement immédiat de l’impôt.
Barème de l'impôt de solidarité sur la fortune de 2009
Si le patrimoine est inférieur au seuil de taxation, il peut être intéressant d’effectuer cette déclaration pour la conserver en archives, avec les éléments pouvant justifier les évaluations retenues, pendant la durée du délai éventuel de reprise de six ans.
Un enfant majeur, pouvant être à la charge de ses parents concernant l’impôt sur le revenu, est obligatoirement imposable séparément au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune s’il est personnellement détenteur d’un patrimoine égal ou supérieur à 790 000 €.
Pour mémoire, le patrimoine professionnel (titres de sociétés, entreprises individuelles, immobilier) bénéficie sous certaines conditions d'une exonération de cet impôt mais doit être inscrit page 2 de la déclaration CERFA n° 2725.
L’intégration dans le patrimoine privé des liquidités provenant de la cession d’actifs professionnels aura des effets immédiats sur le montant de l’ISF : une anticipation de cette cession est indispensable.
| Tranches
de
patrimoine |
Taux |
Montants
cumulés |
| _de 0 € _______
à
___
790
000
€ |
Patrimoine
non
soumis
à
l'ISF |
| _de 790 000 € __à
__1
280
000
€ |
0,55
% |
2
585
€ |
| _de 1 280 000 € _à
_
2
520
000
€ |
0,75
% |
11
660
€ |
| _de 2 520 000 € _à
_
3
960
000
€ |
1,00
% |
25
660
€ |
| _de 3 960 000 € _à
_
7
570
000
€ |
1,30
% |
71
290
€ |
| _de 7 570 000 € _à_16 480 000 € |
1,65
% |
214
180
€ |
| _au-delà de 16 480 000 € |
1,80
% |
- |
Si
le
patrimoine
est
inférieur
au
seuil
de
taxation,
il
peut
être
intéressant
d’effectuer
cette
déclaration
pour la conserver en archives, avec les éléments pouvant
justifier
les
évaluations
retenues,
pendant
la
durée
du
délai
éventuel
de
reprise
de
dix ans.
Un
enfant
majeur,
pouvant
être
à
la
charge
de
ses
parents
concernant
l’impôt
sur
le
revenu,
est
obligatoirement
imposable
séparément
au
titre
de
l’impôt
de
solidarité
sur
la
fortune
s’il
est
personnellement
détenteur
d’un
patrimoine
égal
ou
supérieur
à
770 000 €.
Pour
mémoire,
le
patrimoine
professionnel
(titres
de
sociétés,
entreprises
individuelles,
immobilier)
bénéficie
sous
certaines
conditions
d'une
exonération
de
cet
impôt
mais
doit
être
inscrit
page 2
de
la
déclaration
CERFA
n° 2725.
L’intégration
dans
le
patrimoine
privé
des
liquidités
provenant
de
la
cession
d’actifs
professionnels
aura
des
effets
immédiats
sur
le
montant
de
l’ISF :
une
anticipation
de
cette
cession
est
indispensable.
HAUT
DE
PAGE
L'impôt
sur
les
plus-values
Différentes cessions peuvent générer des plus-values taxables ou non.
Les plus-values les plus courantes sont les plus-values immobilières et mobilières.
- Les plus-values immobilières
La plus-value constatée est taxée forfaitairement à 16 % + prélèvements sociaux 12.1 % (soit 28.1 %), cette taxation étant appliquée immédiatement par le notaire chargé de l'acte.
Quatre abattements sur la plus-value constatée sont pratiqués dans l'ordre suivant :
- 7,5 % du prix d'acquisition ou imputation des frais réels,
- 15 % (après 5 ans) forfaitaires pour travaux ou frais réels,
- 10 % par année de détention au-delà de la cinquième,
- 1 000 € sur la plus-value taxable.
Les cessions de moins de 15 000 € et celle de la résidence principale sont exonérées.
Cette réforme de 2004 aboutit à une exonération des plus-values immobilières après 15 années de détention.
En cas de recueil par transmission à titre gratuit, les droits de succession ou de donation réellement réglés par le donataire peuvent être déduits de la plus-value immobilière, au titre des frais d'acquisition.
- Les plus-values mobilières
Les plus-values réalisées par les personnes physiques à l'occasion de la cession de valeurs mobilières ou de droits sociaux sont soumises à une taxation forfaitaire incluse dans la déclaration de revenus, si le montant annuel des cessions de ce type dépasse le seuil de 25 730 €.
La plus-value ainsi constatée et déclarée, sera taxée à 18 % + prélèvements sociaux 12.1 % (soit 30.1 %).
On peut noter que pour l'ensemble de ces cessions, les plus-values constatées sont compensables par les moins-values de même nature également pendant 10 années.
Un abattement progressif sur les plus-values de cession de certaines valeurs mobilières, pour une durée de détention de 6 ans et plus, est institué par la loi de finances rectificative de 2005 : les premiers effets seront visibles en 2012.
Les prélèvements sociaux restent dus sur la totalité de la plus-value réalisée.
Les plus-values provenant des cessions immobilières ou mobilières sont soumises respectivement à une taxation forfaitaire de 16 % et 18 % plus prélèvements sociaux.
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DE
PAGE
L'impôt
sur
les
dividendes
Les
dividendes
distribués
pendant
l'année 2006
sont
imposés
sur
leur
montant
net
perçu
et
bénéficient
de
deux
abattements :
- 40
%,
non
plafonné,
sur
le
montant
net
perçu,
- abattement
général
de
1
525
€
pour
un
célibataire,
de
3 050
€
pour
un
couple.
Cette
base
imposable,
ainsi
déterminée
et
s'ajoutant
aux
autres
revenus,
est
donc
soumise
à
la
tranche
marginale
d'imposition.
Cet
impôt
sur
le
revenu
bénéficie
ensuite
d'un
crédit
d'impôt
plafonné
(50
%
du
dividende
net
perçu
limité
à
115 €
pour
un
célibataire
et
à
230 €
pour
un
couple).
Enfin
le
montant
net
perçu
est
soumis
aux
prélèvements
sociaux
de
11 %.
Exemple
pour
un
dividende
perçu
en
2007
de
100
000
€
avec
une
TMI
de
40
%
pour
une
personne
mariée
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Impôt
dû
à
la
TMI
de
40
% |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Contributions
sociales
(11%) |
|
|
|
|
|
Pour
les
dividendes
qui
seront
distribués
à
partir
de
2008,
la
même
imposition
s'appliquera,
mais
les
particuliers
pourront
opter,
sous
certaines
conditions,
pour
un
prélèvement
libératoire
de
18 %
plus
prélèvements
sociaux.
Exemple
pour
un
dividende
perçu
en
2008 de 100 000 €
|
|
|
|
|
|
|
Contributions
sociales
(11%) |
|
|
|
|
|
La
possibilité
de
déduire
à
hauteur
de
5,8 %
la
CSG
prélevée
à
la
source
s'applique
aux
seuls
dividendes
taxés
au
barème
progressif.
La
distribution
de
dividendes
doit
s'inscrire
dans
une
stratégie
d'enrichissement
maîtrisée
du
chef
d'entreprise.
HAUT
DE
PAGE
Le
bouclier
fiscal
Art.1er du CGI : "Les impôts directs payés par un contribuable ne peuvent être supérieurs à 50 % de ses revenus".
Les impositions à prendre en compte sont :
- L’impôt sur le revenu,
- L’impôt de solidarité sur la fortune,
- Les taxes d’habitation et foncière relatives à la résidence principale,
- Les prélèvements sociaux.
Dans le cas où cette limite de 50 % serait dépassée, les sommes indûment réglées se verraient restituées l’année suivante de leur paiement, sur demande du contribuable

Il est systématiquement opportun de vérifier
si le bouclier fiscal est applicable ou non. |
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